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	<title>Rencontres Africaines</title>
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		<title>Le village Ndébélé, photos</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jul 2010 17:03:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>

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		<description><![CDATA[Exproprié en 1953 par un fermier blanc, les 300 habitants du village de Malpoch attendent toujours une compensation que la la nouvelle Constitution sud-africaine prévoit pour les villageois expulsés de leurs terres.

Tous sont originaires de l&#8217;une des neuf cultures ancestrales sud-africaines : les Ndébélés. Comme le veut la tradition, leurs habitations sont recouvertes de peintures [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Exproprié en 1953 par un fermier blanc, les 300 habitants du village de Malpoch attendent toujours une compensation que la la nouvelle Constitution sud-africaine prévoit pour les villageois expulsés de leurs terres.<br />
<br />
Tous sont originaires de l&#8217;une des neuf cultures ancestrales sud-africaines : les Ndébélés. Comme le veut la tradition, leurs habitations sont recouvertes de peintures et d&#8217;ornements caractéristiques de leur héritage culturel.<br />
<br />
A défaut de trouver un sujet vidéo pour Rencontres Africaines, nous avons réalisé un petit reportage photo en compagnie de Sophie Bouillon (journaliste correspondante pour Libération).<br />
<br />
L&#8217;article de Sophie dans libération, c&#8217;est <a href="http://www.liberation.fr/sports/0101641582-a-mapoch-les-deplaces-de-monsieur-gras">ici</a>. Notre diapo photo ci dessous.<br />
<br />
<object id="soundslider" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="533" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="align" value="middle" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="quality" value="high" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="menu" value="false" /><param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /><param name="src" value="http://assawayaaa.org/ndebeles/publish_to_web/soundslider.swf?size=1&amp;format=xml" /><param name="name" value="soundslider" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="soundslider" type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="533" src="http://assawayaaa.org/ndebeles/publish_to_web/soundslider.swf?size=1&amp;format=xml" name="soundslider" bgcolor="#FFFFFF" menu="false" allowfullscreen="true" quality="high" allowscriptaccess="always" align="middle"></embed></object></p>
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		<title>Dima Dima Raja, video #13</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 14:06:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Maroc]]></category>

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		<description><![CDATA[Mahfud et Jrindou sont deux amoureux du RAJA de Casablanca. Le premier est un supporter inconditionnel du club, le second en est le capitaine emblèmatique.

dimadimarajaenvoy&#233; par Rencontres-Africaines. &#8211; D&#233;couvrez de nouvelles destinations en vid&#233;o.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mahfud et Jrindou sont deux amoureux du RAJA de Casablanca. Le premier est un supporter inconditionnel du club, le second en est le capitaine emblèmatique.<br />
<br />
<object width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xe2yvl?additionalInfos=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xe2yvl?additionalInfos=0" width="480" height="270" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xe2yvl_dimadimaraja_travel">dimadimaraja</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/Rencontres-Africaines">Rencontres-Africaines</a>. &#8211; <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/travel">D&eacute;couvrez de nouvelles destinations en vid&eacute;o.</a></i></p>
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		<title>The forgotten, video #21</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 09:36:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis 2002, Nelson travaille dans la mine d&#8217;or de Springs. Au fil des restructurations et des changements de propriétaires, les conditions de travail et de vie des mineurs ce sont dégradées. Depuis février 2010, Nelson et ses collègues ne perçoivent plus leur salaire.

En tant que représentant syndical, Nelson se bat pour tenter d&#8217;améliorer la situation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 2002, Nelson travaille dans la mine d&#8217;or de Springs. Au fil des restructurations et des changements de propriétaires, les conditions de travail et de vie des mineurs ce sont dégradées. Depuis février 2010, Nelson et ses collègues ne perçoivent plus leur salaire.<br />
<br />
En tant que représentant syndical, Nelson se bat pour tenter d&#8217;améliorer la situation des travailleurs de la mine. Parqués dans les dortoirs insalubres de la mine, plus de 500 mineurs attendent des jours meilleurs&#8230; et des mesures concrètes du nouveau repreneur de la mine : Aurora.<br />
<br />
Alors que le mondial de football bat son plein, selon Nelson, &#8220;il n&#8217;y a pas de coupe du monde ici&#8221;.<br />
<br />
<object width="480" height="384"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xe22pk"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xe22pk" width="480" height="384" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
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		<title>L&#8217;Af. Sud à la loupe #04, texte</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 12:43:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>

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		<description><![CDATA[Dernier post pour &#8220;L&#8217;Af. Sud à la loupe&#8221;. En conclusion de cette série d&#8217;articles sur l&#8217;Afrique du Sud par Romain Rosart, nous nous intéressons aujourd&#8217;hui à l&#8217;influence diplomatique au niveau continentale et internationale du pays depuis la fin de l&#8217;apatheid. Bonne lecture !

L&#8217;Afrique du Sud, phare de la région Afrique? (Synthèse)

Après un développement quasi autarcique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><i>Dernier post pour &#8220;L&#8217;Af. Sud à la loupe&#8221;. En conclusion de cette série d&#8217;articles sur l&#8217;Afrique du Sud par Romain Rosart, nous nous intéressons aujourd&#8217;hui à l&#8217;influence diplomatique au niveau continentale et internationale du pays depuis la fin de l&#8217;apatheid. Bonne lecture !</i><br />
<br />
<b>L&#8217;Afrique du Sud, phare de la région Afrique? (Synthèse)</b><br />
<br />
<i>Après un développement quasi autarcique durant la période de l&#8217;apartheid, l&#8217;Afrique du Sud s&#8217;est progressivement ouverte dès le début de la période de « normalisation » qui a commencé au début des années 1990. Dès lors, suivant les préceptes posés par Nelson Mandela, le pays s&#8217;est appliqué à se poser comme un acteur incontournable de la région. S&#8217;appuyant sur un véritable potentiel économique, l&#8217;Afrique du Sud a également su mettre en place une véritable diplomatie pour conforter son rôle de leader de la zone. L&#8217;Afrique du Sud a donc investi la scène régionale et internationale sur le plan économique; elle est aujourd&#8217;hui une puissance émergente à part entière; et sur le plan diplomatique où elle est devenue un acteur majeur des organismes régionaux africains. Cette volonté d&#8217;expansion s&#8217;explique notamment pour des raisons économiques.<br />
<br />
En effet, comme nous l&#8217;avons vu la semaine dernière, l&#8217;Afrique du Sud doit bénéficier d&#8217;une région pacifiée si elle veut continuer son développement. Dans ce sens, elle est même devenue l&#8217;instigateur du NEPAD (New Partnership for Africa&#8217;s Development) qui a pour but d&#8217;étendre les politiques économiques du pays à l&#8217;ensemble de la zone. Cet objectif se couple donc avec les volontés énoncées par Mandela d&#8217;apporter une paix durable dans la région. Ainsi, sur le plan de la diplomatie au sens Onusien (donc le maintien de la paix et de la sécurité internationale), l&#8217;Afrique du Sud prétend à un rôle de gendarme de l&#8217;Afrique australe comme le montre ses nombreuses opérations de maintien de la paix mais aussi à un rôle de médiateur, notamment sous la présidence de Thabo Mbeki lors d&#8217;un conflit comme celui du Burundi.<br />
<br />
Cet état de fait s&#8217;explique autant par la puissance incontestée de l&#8217;Afrique du Sud que par les faiblesses endémiques des autres prétendants à ce rôle. En effet, Le Nigéria, qui pourrait disposer des atouts économiques, n&#8217;a pas la stabilité politique pour influer sur la situation de la région. Quand aux pays du Maghreb, relativement viables politiquement, ils sont trop éloignés des problématiques de l&#8217;Afrique sub-saharienne et souhaitent inscrire leur développement au sein de la zone d&#8217;influence européenne. Ainsi, l&#8217;Afrique du Sud est aujourd&#8217;hui le seul leader crédible de la région. Elle dispose d&#8217;une véritable influence au sein de la région et travaille pour la stabilité de celle-ci afin de poursuivre son développement économique interne et pour pacifier une zone traditionnellement secouée par de nombreux conflits.</i><br />
<br />
<b>L&#8217;Afrique du Sud, phare de la région Afrique? (article complet)</b><br />
<br />
Durant la période de l&#8217;apartheid, l&#8217;Afrique du Sud a très largement été mise au ban de la communauté internationale qui condamnait ce régime mettant à l&#8217;écart et cantonnant à la misère la majorité de sa population pour des raisons d&#8217;ordre raciste. Ainsi, ce pays a été mis à l&#8217;écart de nombreuses organisations internationales et exclu d&#8217;évènements importants au niveau mondial durant près de 50 ans. Par exemple, l&#8217;Afrique du Sud n&#8217;a pu, durant longtemps, présenter de délégation lors des Jeux Olympiques, symbole de fraternité entre les peuples. Cependant, l&#8217;attribution de la Coupe du Monde 2010 à ce pays montre, entre autres évènements, que la situation a favorablement évolué et que ce dernier a pris une vrai place dans le concert international. De façon encore plus révélatrice, l&#8217;Afrique du Sud a été le seul pays africain invité lors des réunions du G20 consacré à la crise financière. Elle est également très régulièrement évoquée lorsque l&#8217;on évoque le possible élargissement du Conseil de Sécurité des Nations Unies.<br />
<br />
L&#8217;évènement déclencheur de ce changement fondamental est la fin de l&#8217;apartheid. En effet, avec la libération de Nelson Mandela, l&#8217;abandon progressif de l&#8217;apartheid, le processus de démocratisation et les premières élections multiraciales de 1994, l&#8217;Afrique du Sud va donner à la communauté internationale les gages d&#8217;un nouveau départ. En effet, cette suite d&#8217;évènements va conduire le pays à devenir une réelle démocratie et à rendre les raisons du boycott international totalement caduques.<br />
<br />
<strong>Mandela, chantre de la démocratie panafricaine.</strong><br />
<br />
Ce retour sur la scène internationale va avoir deux conséquences principales. Tout d&#8217;abord, l&#8217;Afrique du Sud va devenir membre à part entière de cette communauté et, à ce titre, va bénéficier des avantages liés à cela. Elle va pouvoir librement commercer, échanger avec les autres pays et cela, va servir son économie et son développement. Mais le pays va également accroître son influence et se positionner très rapidement comme un acteur régional de premier ordre. Bénéficiant de l&#8217;aura de Mandela, le pays va vouloir inscrire son action diplomatique au service de la région. Si cette volonté s&#8217;explique pour certaines raisons de développement économique, il est néanmoins clair qu&#8217;elle est aussi très clairement influencée par la vision du monde de Mandela. Ainsi, dès 1994, quelques mois après son élection, son ministre des Affaires Étrangères va énumérer devant ce qui deviendra l&#8217;Union Africaine, les axes de la politique étrangère de l&#8217;Afrique du Sud. Si le développement de la coopération économique est bien présent, la promotion des Droits de l&#8217;Homme, de la Paix et des moyens de médiation pacifique dans la résolution des conflits inter-étatiques montre la volonté de l&#8217;Afrique du Sud de devenir un acteur majeur de la région de manière bénéfique.<br />
<br />
<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/nzo.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/nzo.jpg" alt="nzo" title="nzo" width="300" height="180" class="alignnone size-full wp-image-549" /></a><br />
<br />
Alfred Nzo, ministre des Affaires Étrangères sous Mandela.<br />
<br />
<b>« La puissance de notre nation dépend de la force de notre continent »</b><br />
<br />
Cette phrase, prononcée par Dlamini Zuma, ministre des Affaires Étrangères depuis 1999 sous Thabo Mbeki et Jacob Zuma, est symptomatique du rapport qu&#8217;entretient l&#8217;Afrique du Sud avec son continent depuis la fin de l&#8217;apartheid. En effet, dès son investiture, Nelson Mandela va s&#8217;atteler à émanciper le pays du legs de l&#8217;ancien régime. Quelques semaines après sa prise de fonction, le Président Mandela, devant les Nations Unies, déclare que  « le défi majeur qui se pose à {eux} est de savoir, compte tenu de l&#8217;interdépendance du monde actuel, ce qu&#8217; {ils} peuvent faire pour asseoir partout la démocratie, la paix et prospérité ». Les conséquences de ce choix vont se manifester au sein de plusieurs cercles concentriques. L&#8217;Afrique australe puis plus largement l&#8217;Afrique sub-saharienne et encore au dessus l&#8217;Afrique tout entière sont les zones d&#8217;influence de la République Sud-Africaine.<br />
<br />	<br />
Cette volonté d&#8217;influer sur sa région d&#8217;origine va conduire Mandela, durant son mandat à jouer un rôle de médiateur dans plusieurs conflits dans la région des Grands Lacs et va ordonner aux troupes sud-africaines de se déployer au Lesotho pour protéger le régime en place victime d&#8217;une tentative de coup d&#8217;état. Mbeki, après lui avoir succédé, sera lui aussi très actif sur le plan diplomatique puisqu&#8217;il a largement participé à la promotion et à la conclusion des processus de paix au Rwanda, au Burundi (où Mandela était l&#8217;un des médiateurs) ou en République Démocratique du Congo. Cependant, le silence de Thabo Mbeki lors de la crise des élections zimbabwéennes en 2008 constitue l&#8217;une des « actions » les plus critiquées de Mbeki puisque cela a été considéré comme un soutien au président Mugabé. Au delà de ces actions ponctuelles, les gouvernements successifs sud-africains se sont également mobilisés pour promouvoir des programmes structurels de développement du continent. Qu&#8217;il s&#8217;agisse de son développement économique ou plus largement de la place du continent au sein de la communauté internationale, les trois présidents s&#8217;étant succédés depuis 1994 placent l&#8217;Afrique au coeur de leur diplomatie. Ainsi, durant ces 15 dernières années, la République Sud-Africaine est devenue un partenaire de choix dans les institutions régionales africaines et est même dans de nombreux cas, le fer de lance de celles-ci. De plus, ce pays s&#8217;est également mis à développer ses propres programmes comme le NEPAD (New Partnership for Africa&#8217;s Development) pour favoriser le développement économique du continent et ainsi servir de moteur à la région.<br />
<br />
<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/nkosazana-dlamini-zuma.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/nkosazana-dlamini-zuma.jpg" alt="nkosazana-dlamini-zuma" title="nkosazana-dlamini-zuma" width="600" height="312" class="alignnone size-full wp-image-550" /></a><br />
<br />
<i>Dlamini Zuma, ministre des Affaires Étrangères sous Mbeki et Zuma.</i><br />
<br />
<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/MandelaMbekiZuma.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/MandelaMbekiZuma.jpg" alt="Mandela 90th Birthday celebration - Qunu" title="Mandela 90th Birthday celebration - Qunu" width="600" height="348" class="alignnone size-full wp-image-551" /></a><br />
<br />
<i>Les trois présidents post-apartheid: Zuma, Mandela, Mbeki.</i><br />
<br />
<b>Un leadership assuré faute de concurrence.</b><br />
<br />
Cette situation où la position sud-africaine devient une donnée importante lors de conflits larvés ou ouverts s&#8217;expliquent également par le manque de véritables leaders dans cette zone. En effet, la décolonisation du continent datant de seulement 50 ans et ayant laissé la plupart des pays  avec un patrimoine démocratique et économique clairement insuffisant, l&#8217;Afrique ne semble pas disposer de véritables puissances régionales. En effet, aucun pays de la zone ne dispose véritablement de l&#8217;ensemble des atouts pour jouer le rôle de figure tutélaire de la région. Une économie solide, une véritable diplomatie et un poids au sein des institutions internationales sont les trois principaux atouts pour occuper ce poste. L&#8217;Afrique du Sud est le seul pays africain réunissant ces qualités puisqu&#8217;elle représente une puissance émergente au niveau international et qu&#8217;elle s&#8217;est positionnée comme un acteur majeur des conflits de la région.<br />
<br />
L&#8217;obtention de ce leadership a été acquis « facilement » lors de ces vingt dernières années dans la mesure où aucun autre pays de la zone ne pouvait raisonnablement prétendre à ce rôle. En effet, parmi les pays pouvant ou voulant endosser ces habits, aucun n&#8217;a effectivement les clés. La Lybie de Khadafi a toujours voulu jouer ce rôle mais son implication dans de nombreuses actions terroristes la prive de crédibilité face aux pays occidentaux. Le Nigéria, puissance démographique et riche de nombreuses ressources naturelles, est victime d&#8217;un régime très loin des standards démocratiques et est gangréné par la corruption et le clientélisme. Les pays du Maghreb, comme l&#8217;Algérie ou le Maroc, sont quant à eux bien plus intéressés par leur voisinage avec la périphérie européenne que de jouer un rôle de leader régional en Afrique. Ainsi, malgré la relative jeunesse de l&#8217;Afrique du Sud démocratique, cette dernière a très rapidement s&#8217;imposer comme une puissance sur laquelle il faut compter en Afrique. Cependant, cette jeunesse n&#8217;est pas sans entraîner des problèmes dans la mise en place de la politique étrangère du pays.<br />
<br />
<b>Un rôle encore difficile à tenir.</b><br />
<br />
Une fois le fonctionnement démocratique interne du pays assuré, les atouts de l&#8217;Afrique du Sud et l&#8217;absence criante de leader régional ont naturellement conduit le pays à prendre une place dans la diplomatie régionale. Pour des raisons économiques et pour appliquer les valeurs humanistes nouvellement prônées  par Mandela et son gouvernement, ce rôle semblait dévolu à l&#8217;Afrique du Sud qui s&#8217;en est rapidement emparé. Cependant, en matière de relations internationales, il apparaît que rien ne puisse vraiment remplacer l&#8217;expérience. En effet, après près de 60 ans de quasi-autarcie sur le plan diplomatique et du fait d&#8217;une relative inexpérience des nouveaux diplomates sud-africains arrivés au pouvoir à la faveur du changement de régime, l&#8217;action internationale de l&#8217;Afrique du Sud n&#8217;est pas aussi satisfaisante qu&#8217;elle pourrait l&#8217;être. Même si de très nombreux succès sont à mettre à son crédit comme nous l&#8217;avons vu, il est arrivé que l&#8217;Afrique du Sud se positionne à rebours des valeurs qu&#8217;elle défend. Ainsi, durant la période 2007-2008 où le pays a siégé au Conseil de Sécurité des Nations Unies (à un siège non permanent), son représentant a voté contre, au côté de régimes plus ou moins autoritaires, la mise en place de sanctions envers des états s&#8217;étant manifestement rendus coupables de violations des Droits de l&#8217;Homme comme le Bélarus ou l&#8217;Ouzbékistan. Il semble clair que ce genre de situations sonne le glas de la politique étrangère fantasmée par l&#8217;A.N.C. lors de l&#8217;arrivée du parti au gouvernement.<br />
<br />
Le NEPAD (New Partnership for Africa&#8217;s Development) est également source de critiques concernant l&#8217;action régionale de l&#8217;Afrique du Sud. Ce programme, placé sous l&#8217;égide de l&#8217;Union Africaine, est depuis le début des années 2000 porté à bout de bras par le président Mbeki. Si le NEPAD a pour but officiel de développer de façon concertée le continent africain avec plusieurs moteurs que sont le Sénégal, l&#8217;Algérie, le Nigeria et l&#8217;Afrique du Sud principalement, il apparait en réalité que ce programme soit le prolongement continental des préceptes économiques sud-africains. L&#8217;Afrique du Sud contrôle d&#8217;ailleurs les principaux organes décisionnels de ce programme.  Cependant, la société civile africaine s&#8217;oppose régulièrement aux décisions prises et certains pays occidentaux se sont également inquiétés de l&#8217;existence de conflits d&#8217;intérêts entre les actions du NEPAD et de l&#8217;Union Africaine. Ces pays se questionnent dans le même temps sur les modes de gouvernance choisis mais aussi sur la capacité de la région à rationaliser leurs programmes économiques régionaux avant de s&#8217;intégrer pleinement dans la mondialisation. Ainsi, à trop vouloir servir ses intérêts par une projection régionale, l&#8217;Afrique du Sud oublie potentiellement de s&#8217;inscrire véritablement au sein de cette région.<br />
<br />
<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/nepad.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/nepad.jpg" alt="nepad" title="nepad" width="600" height="295" class="alignnone size-full wp-image-546" /></a><br />
<br />
<i>Sommet de réflexion du NEPAD (Alger, 2007).</i><br />
<br />
L&#8217;Afrique du Sud a ainsi réussi en une vingtaine d&#8217;années à se bâtir une stature de leader régional qu&#8217;aucun pays ne peut aujourd&#8217;hui lui contester. Grâce à ses richesses en ressources naturelles et un système économique viable, elle s&#8217;est imposée comme tête de pont économique du continent. Comme nous l&#8217;avons vu, le niveau économique de l&#8217;Afrique du Sud lui impose aujourd&#8217;hui de s&#8217;inscrire sur une scène plus grande que celle de son seul territoire national. Ce besoin d&#8217;expansion économique s&#8217;est couplé avec une destinée politique que Nelson Mandela voulait régionale. La fin de l&#8217;apartheid a permis de valider la foi en une société pacifiée de nombreux dirigeants sud-africains. En effet, après plus de 60 ans de ce système raciste,  les nouveaux gouvernants, à la suite de Mandela, ont compris l&#8217;importance d&#8217;évoluer dans un espace de paix et de démocratie pour développer l&#8217;Afrique. Ainsi, sur le plan diplomatique, l&#8217;Afrique du Sud est depuis plus de 10 ans partie prenante de tous les processus de paix, négociations et tentatives de médiations pour pacifier le continent. Elle se fait également le porte parole de l&#8217;Afrique entière au sein des institutions internationales où elle possède de plus en plus d&#8217;influence. Ces deux dominations, économique et diplomatique, s&#8217;auto-alimentent mutuellement et renforcent jour après jour le rôle central de l&#8217;Afrique du Sud au sein du continent africain. Cependant, l&#8217;importance que revêt ce rôle au sein de la région Afrique met l&#8217;Afrique du Sud devant de grandes responsabilités que sa jeunesse démocratique ne lui permet peut-être pas encore d&#8217;endosser parfaitement. Il semble néanmoins que le pays prenne progressivement conscience du rôle qu&#8217;il doit jouer et que la pacification de sa zone d&#8217;influence devienne peu à peu une réalité.</p>
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		<title>L&#8217;Af. Sud à la loupe #03, texte</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 12:17:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>

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		<description><![CDATA[3ème édition de &#8220;L&#8217;Af Sud à la loupe&#8221;. Cette semaine, Romain Rosart vous propose un article pour mieux comprendre la situation économique actuelle d&#8217;un pays qui est devenu une puissance économique majeure sur la scène internationale&#8230; mais qui reste encore très inégalitaire : 50% du revenu annuel du pays est possédé par moins de 10% [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><i>3ème édition de &#8220;L&#8217;Af Sud à la loupe&#8221;. Cette semaine, Romain Rosart vous propose un article pour mieux comprendre la situation économique actuelle d&#8217;un pays qui est devenu une puissance économique majeure sur la scène internationale&#8230; mais qui reste encore très inégalitaire : 50% du revenu annuel du pays est possédé par moins de 10% des foyers. Bonne lecture !</i><br />
<br />
<b>Une économie à deux visages, l&#8217;Afrique du Sud à la croisée des chemins. (synthèse)</b><br />
<br />
<i>Après la Coupe du Monde de rugby attribuée en 1995 pour des raisons symboliques, la tenue de la Coupe du Monde de football en 2010 marque l&#8217;entrée de l&#8217;Afrique du Sud au sein des puissances économiques internationales. Vingt ans après la fin de l&#8217;apartheid qui a laissé de très larges parts de la population sud-africaines exsangues au niveau économique et social, les gouvernements successifs ont su mener à bien une politique économique efficace. Cependant, loin de solutionner prioritairement les problèmes de pauvreté et d&#8217;inégalités gangrenant la société sud-africaine, ces derniers ont très vite fait le choix d&#8217;installer le pays sur la scène économique internationale pour bénéficier d&#8217;un « effet d&#8217;entraînement ».</i><br />
<br />
<i>Pour cela, ils ont décidé d&#8217;influer sur les grands équilibres macro-économiques (taux d&#8217;inflation, balance commerciale, etc.) en partie au détriment des dépenses sociales. Dépenses qui auraient inévitablement permis une élévation moyenne du niveau de vie dans un pays où de nombreuses populations vivent encore avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté. La politique économique sud-africaine de ces quinze dernières années a néanmoins le mérite d&#8217;avoir posé les bases d&#8217;un système économique efficace et compatible avec les standards de la mondialisation économique et ceux des pays les plus développés. Ces mesures, ainsi que les atouts dont dispose le pays au niveau des ressources naturelles notamment, ont permis à l&#8217;Afrique du Sud d&#8217;intégrer selon de nombreux analystes le cercle des puissances émergentes au côté du Brésil, de l&#8217;Inde ou de la Chine. L&#8217;enjeu des prochaines années consiste donc pour le gouvernement Zuma à « transformer l&#8217;essai » et à utiliser cette stabilité économique pour élever le niveau de vie des populations les plus défavorisées et réduire les inégalités qui gangrènent la société sud-africaine depuis 20 ans.</i><br />
<br />
<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/mineurs.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/mineurs.jpg" alt="mineurs" title="mineurs" width="600" height="400" class="alignnone size-full wp-image-526" /></a><br />
<br />
<i>Cullinan. Juin 2010. Mineurs dans une mine de diamants.</i><br />
<br />
<b>Une économie à deux visages, l&#8217;Afrique du Sud à la croisée des chemins. (article complet)</b><br />
<br />
L&#8217;Afrique du Sud est sans conteste l&#8217;un des deux moteurs économiques de l&#8217;Afrique avec le Nigéria. Cependant, la situation n&#8217;est pas idyllique pour autant. En effet, malgré le fait qu&#8217;elle soit très souvent placée dans les rangs des puissances émergentes au côté de l&#8217;Inde, la Chine ou le Brésil et un taux de croissance satisfaisant ces dernières années (avant la crise financière de 2008), l&#8217;Afrique du Sud est un pays sinistré dans son organisation domestique au niveau économique et social. Ainsi, comme nous allons le voir, près de 20 ans après la fin de l&#8217;apartheid, l&#8217;A.N.C. n&#8217;a pu réaliser la transition économique et sociale que ce parti avait vocation à mener comme le prouve l&#8217;éloignement de plus en plus important entre les vues des gouvernants et celle des masses. Loin de réussir une transition démocratique effective et une relative mise à niveau des niveaux de vie entre les populations, les gouvernements successifs se sont heurtés à de nombreux obstacles.<br />
<br />
De plus,  ces derniers ont également fait des choix pouvant s&#8217;apparenter à des erreurs (par rapport aux objectifs énoncés) qui ont conduit le pays à reculer de manière significative au niveau social selon les critères du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Les déficiences du système économique sont encore criantes comme en témoignent les problèmes de chômage, de pauvreté et d&#8217;inégalités mais aussi les problèmes sociaux (criminalité, Sida, etc.) qui auto-alimentent les carences économiques. Cependant, au niveau macroéconomique, le choix de la FIFA de confier l&#8217;organisation de la Coupe du Monde 2010 à l&#8217;Afrique du Sud est révélateur d&#8217;une stabilité politique et économique enfin trouvée. En effet, les finances publiques se sont stabilisées, l&#8217;inflation est désormais cantonnée à un faible niveau et l&#8217;Afrique du Sud attire de plus en plus de capitaux étrangers. C&#8217;est donc une Afrique du Sud ambivalente, fragile au niveau interne mais véritable puissance régionale incontestée que nous allons tenter d&#8217;appréhender aujourd&#8217;hui.<br />
<br />
A la fin de la période de l&#8217;apartheid, le gouvernement issu des premières élections multiraciales en Afrique du Sud se trouve devant un défi sans précédent. En effet, après plus de quatre siècles de colonisation et 60 ans de politique d&#8217;apartheid, la situation économique et sociale de la population noire du pays est catastrophique. Totalement tenue à l&#8217;écart de l&#8217;activité économique durant cette période, la population noire se retrouve donc gangrénée par un taux de chômage extrêmement important, des emplois subalternes et sous-payés pour les individus ayant la « chance » de travailler et un niveau de vie moyen bien en dessous du seuil de pauvreté.  En 1994, lorsque l&#8217;A.N.C., parti dirigé par Nelson Mandela obtient une majorité écrasante, il se doit donc de relever le gant. Porté par un élan populaire sans précédent, l&#8217;arrivée au pouvoir de ce parti provoque également une vague d&#8217;espoir extraordinaire dans les populations noires équivalent à l&#8217;ampleur de la tâche. Cette situation va progressivement conduire à une impasse puisque malgré une réelle volonté d&#8217;impacter sur les conditions de vie des populations les plus défavorisées, les projets du gouvernement de Mandela vont se heurter aux problèmes inhérents au capitalisme mondial qui a considérablement muté depuis l&#8217;après-guerre.<br />
<br />
<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/soweto.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/soweto.jpg" alt="soweto" title="soweto" width="600" height="399" class="alignnone size-full wp-image-525" /></a><br />
<br />
<i>Soweto. Match de foot de quartier. Juin 2010</i><br />
<br />
<b>Développement d&#8217;une élite noire qui s&#8217;est fondue au sein même de l&#8217;élite traditionnelle blanche</b><br />
<br />
Ce changement de politique s&#8217;explique en grande partie par l&#8217;obligation de rassurer l&#8217;ensemble des acteurs économiques après la crise monétaire de 1996 qui a conduit à d&#8217;importantes sorties de capitaux et une dévaluation du rand. Ce nouveau positionnement idéologique de l&#8217;A.N.C. se traduira par un nouveau programme économique, le « Growth Employment and Redistribution » (Gear) et va inévitablement conduire à un panorama économique différent de celui qui était espéré et entraîner des répercussions sur le plan politique comme nous l&#8217;avons vu. Ainsi, au lieu d&#8217;une amélioration sensible du niveau et de la qualité de vie de l&#8217;ensemble de la population, on a assisté au développement d&#8217;une élite noire qui s&#8217;est fondue au sein même de l&#8217;élite traditionnelle blanche. Si cette étape revêt un caractère important en vue d&#8217;une harmonisation même relative des niveaux des vies des différentes populations de l&#8217;Afrique du Sud, elle s&#8217;avère bien évidemment insuffisante.<br />
<br />
En effet, dans le domaine de l&#8217;emploi, si la politique « d&#8217;affirmative action » que le gouvernement a mis en place couplée avec celle du « black economic empowerment » a permis l&#8217;arrivée de populations noires à des postes à responsabilités, ces mesures n&#8217;ont pas permis le melting-pot espéré. De manière contre productive, elles ont même contribué à la création d&#8217;une élite bourgeoise issue des populations noires, souvent proche de la direction de l&#8217;A.N.C. qui a repris les codes de l&#8217;élite traditionnelle blanche au lieu de participer au développement des townships. Simultanément, l&#8217;obligation pour les nombreuses grandes entreprises d&#8217;intégrer des noirs à leur direction a conduit a des embauches de complaisance qui ont surtout pour vocation (et cela, encore à l&#8217;heure actuelle) de profiter des réseaux de ces personnes au sein du gouvernement constitué en majorité de membres de l&#8217;A.N.C.<br />
<br />
Le développement de ce phénomène est d&#8217;ailleurs, comme nous l&#8217;avons vu, en train de couper progressivement les masses de la direction de l&#8217;A.N.C. Cependant, à l&#8217;heure des premiers bilans, Le « Gear » présente d&#8217;importantes réussites dans la libéralisation économique inhérente à l&#8217;entrée dans une société mondialisée notamment au niveau de la structure économique du pays qui s&#8217;est considérablement renforcée. Mais les gouvernements successifs ont néanmoins su faire attention à certaines spécificités de la société sud-africaine et adapter quelques mesures à cette dernière. Le bilan de ce programme est donc mitigé et oscille entre réalisations structurelles importantes et certains échecs notamment au niveau social qui sont en partie dû au contexte international de ces quinze dernières années.<br />
<br />
<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/1991_discours_aux_affames_01.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/1991_discours_aux_affames_01.jpg" alt="1991_discours_aux_affames_01" title="1991_discours_aux_affames_01" width="460" height="327" class="alignnone size-full wp-image-522" /></a><br />
<br />
<i>Discours aux affamés, Chéri Samba (1991).</i><br />
<br />
<b>50% du revenu annuel du pays est possédé par moins de 10% des foyers</b><br />
<br />
Les conséquences sociales de ces politiques économiques sont donc discutables. En effet, si l&#8217;économie sud-africaine est devenue efficace, dispose de nombreux atouts et a su mettre en place un cycle de croissance continue sur le moyen terme qui rivalise avec les autres puissances émergentes (comme le montre le graphique si dessous), les conséquences pour les populations n&#8217;ont pas été vraiment marquantes. Malgré ces politiques, l&#8217;Afrique du Sud a donc perdu plus de 30 places à l&#8217;indicateur de développement humain du PNUD qui constitue LA référence au niveau international pour juger de la bonne santé sociale d&#8217;un pays. Ainsi, vingt ans après la fin de l&#8217;apartheid, le pays est encore miné par des inégalités sociales extrêmes. En effet, plus de la moitié du revenu annuel du pays est possédé par moins de 10% des foyers  alors que de l&#8217;autre côté de l&#8217;échelle, les 40% les plus pauvres ne se partagent que 4% de cette richesse. Cet état de fait, aussi alarmant qu&#8217;il soit perdure et semble même s&#8217;accentuer ces dernières années. Plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté et près de 30% est au chômage. Certains aspects du problème du chomage sont clairement liés à l&#8217;héritage de l&#8217;apartheid. Ainsi, durant cette période, le système d&#8217;éducation ne visait pas à assurer à la population noire majoritaire les connaissances lui permettant d&#8217;accéder à des emplois qualifiés. Cette situation conduit à une montée de la violence qui est quasiment institutionnalisée et devient une norme.<br />
<br />
De plus, l&#8217;accès à la santé est d&#8217;autant plus compliqué qu&#8217;il se couple avec de nombreuses lacunes au niveau de l&#8217;éducation ce qui permet le développement d&#8217;épidémie comme le SIDA. En fait, si les mesures économiques prises par les gouvernements successifs ont permis le développement d&#8217;une classe moyenne issue des populations noires, première étape vers une hausse du niveau de vie global, l&#8217;Afrique du Sud est encore aujourd&#8217;hui bloquée à cette étape. Le clientélisme et la corruption (entre autres problèmes) n&#8217;ont pas permis la mise en route de la deuxième étape, plus importante et plus ambitieuse, visant à sortir les populations noires de la misère. Ainsi, nous sommes actuellement dans une situation bi-polarisée socialement où une population vivant correctement et une autre oscillant entre seuil de subsistance et seuil de pauvreté coexistent sans véritables liens entre elles.<br />
<br />
<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/croissance.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/croissance.jpg" alt="croissance" title="croissance" width="780" height="325" class="alignnone size-full wp-image-520" /></a><br />
<br />
<i>Taux de croissance moyen entre 1994 et 2006 de pays émergents.</i><br />
<br />
Il apparaît donc clairement  que la politique économique menée par les gouvernements issus de l&#8217;A.N.C. depuis 1994 a considérablement permis à l&#8217;Afrique du Sud de sortir de l&#8217;ornière au niveau international. Ce pays est aujourd&#8217;hui considéré comme une puissance émergente à part entière et comme une économie stabilisée et fiable. Si les gouvernements successifs ont très rapidement pris le parti de privilégier les grands équilibres macroéconomiques aux dépenses sociales qui semblaient prioritaires aux vues de la situation des populations défavorisées, ils ont ainsi permis de construire une structure économique crédible qui assoit la position sud-africaine au sein de la communauté internationale. Ainsi, si la situation de nombreuses populations est encore alarmante, l&#8217;Afrique du Sud dispose aujourd&#8217;hui d&#8217;atouts supplémentaires pour répondre à cet état de fait.<br />
<br />
Devant les risques de polarisation économique, il semble que cet objectif de réduction de la pauvreté ne devienne crucial aujourd&#8217;hui. L&#8217;augmentation constante de la violence, de la criminalité d&#8217;une part et le développement de quartiers ultra sécurisés de l&#8217;autre sont des critères révélateurs du danger qu&#8217;il existe de privilégier la scène économique internationale à l&#8217;action sur le plan interne. Le gouvernement de Jacob Zuma doit donc relever un défi presque aussi important que celui de Mandela au lendemain de son élection et unifier économiquement le pays pour assurer la stabilité et la viabilité du pays. De l&#8217;accomplissement de cette tâche découlera le futur du pays et sans aucun doute de la région dans la mesure où l&#8217;Afrique du Sud est aujourd&#8217;hui la seule véritable puissance régionale.<br />
<br />
<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/ados.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/07/ados.jpg" alt="ados" title="ados" width="600" height="399" class="alignnone size-full wp-image-532" /></a><br />
<br />
<i>Région de Prétoria. Village Ndele. Juin 2010.</i></p>
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		<title>Espoir d&#8217;emploi, video #20</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Jul 2010 11:44:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Roger a été un entraîneur passionné. Une fonction riche en expérience humaine&#8230; Il a du abandonner sa passion pour trouver un emploi. Depuis 7 ans, il cherche sa voie et garde espoir pour trouver sa place à Abidjan.


]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Roger a été un entraîneur passionné. Une fonction riche en expérience humaine&#8230; Il a du abandonner sa passion pour trouver un emploi. Depuis 7 ans, il cherche sa voie et garde espoir pour trouver sa place à Abidjan.<br />
<br />
<object width="480" height="384"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/k6ocUGEwNMguF01zFOj"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/k6ocUGEwNMguF01zFOj" width="480" height="384" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
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		<title>Mi-temps mystique, texte et photos</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 10:41:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sénégal]]></category>

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		<description><![CDATA[Petit retour au Sénégal, à Dakar. Vous vous souvenez peut être de notre reportage sur Fodé, joueur de l&#8217;US Ouakam (Première Division de Football Sénégalais) ? Dans le cadre d&#8217;un article commandé par le magazine Spray, nous avons réalisé un reportage sur Djibril Serign, le marabout de l&#8217;équipe. Voici le texte ci-dessous. Bonne lecture.

Aux côtés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><i>Petit retour au Sénégal, à Dakar. Vous vous souvenez peut être de notre reportage sur <a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/?p=368">Fodé</a>, joueur de l&#8217;US Ouakam (Première Division de Football Sénégalais) ? Dans le cadre d&#8217;un article commandé par le magazine Spray, nous avons réalisé un reportage sur Djibril Serign, le marabout de l&#8217;équipe. Voici le texte ci-dessous. Bonne lecture.</i><br />
<br />
<b>Aux côtés du coach et du préparateur physique, tout club de football sénégalais professionnel se doit d’intégrer à son staff un marabout sérieux. A l’US Ouakam, les convaincus comme les sceptiques n’oseraient remettre en question l’autorité de Serign Djibril Gaye, fonctionnaire sénégalais et marabout bénévole du club.</b><br />
<br /> <br />
Reclus dans une salle sombre du centre de préparation de l’US Ouakam, Mbaye et Pape, les deux assistants de Serign, remplissent des pots et des bouteilles de liquides visqueux aux couleurs boueuses. Ils murmurent des paroles magiques  aux goulots des récipients en plastique. Délicatement, ils les rebouchent pour éviter que les formules ne s’évaporent dans la pièce. Le maître suit avec attention les manipulations de ses deux élèves. « Il nous faut discuter avec les génies qui nous entourent. Ils nous aideront à gagner le match » explique le marabout principal de l’équipe de l’US Ouakam.<br />
<br />
L’écouteur de téléphone portable vissé dans l’oreille, le regard absent qui fixe le sol, Sérign parle à mi-voix. Il est difficile de réaliser s’il est en train de répondre à son voisin, à son interlocuteur téléphonique ou à un esprit flottant dans la pièce. « Je peux te faire ressortir d’ici une jambe en moins ». De l&#8217;humour, bien sûr.  Pourtant on n’ose trop rire à la boutade. « Un jour je t’apprendrais à attraper un cayman à main nues dans une rivière rien que par la pensée ». Entre mystère, mystique et mytho, la frontière est souvent très fine. Passant du sympathique Merlin l’enchanteur au méchant Saruman du Seigneur des Anneaux, Serign soigne son personnage.<br />
<br /> <br />
Cet après midi, l’US Ouakam rencontre l’ASC Jaraaf, actuellement première du championnat professionnel sénégalais. Le match est capital. Toute l’équipe de « coordination de maraboutage » est mobilisée pour établir les produits à utiliser et planifier leurs applications aux joueurs. Ces derniers ont été réunis tôt ce matin. Au programme : 20 minutes de briefing tactique et 4 heures de séances de bains magiques.<br />
<br />
A l’extérieur, le staff discute en attendant la fin de la séance. « Si cela ne tenait qu’à moi on ne perdrait pas tant de temps avec ces histoires. » avoue Pape Malick Diakhaté , coach adjoint. « Nous avons du parler au président pour diminuer les pratiques de maraboutage dans nos préparations de matches. Mais il y a la pression des supporters et des habitants de Ouakam. Le club ne nous appartient pas, il appartient au village ».<br />
Avec l’expansion de Dakar, Ouakam s’est transformé en une commune d’arrondissement de la capitale sénégalaise. Malgré l’apparition ces dernières années de nouvelles résidences cossues, l’ancien village de pêcheurs a su conserver une identité forte. L’équipe professionnelle de football contribue à entretenir la fierté des lébous (ethnie sénégalaise traditionnellement constituée de pêcheur) qui peuplent depuis des siècles cette zone coincée entre l’aéroport international sénégalais et l’Océan Atlantique.<br />
<br />
Toutes les trentes minutes, Serign apporte au milieu de la cours intérieure une nouvelle bassine remplit d’un liquide secret. Un à un, les joueurs viennent s’enduire le corps de la potion. « Je ne peux pas révéler la composition du produit », s’offusque le marabout, « cela risque d’annuler son effet sur les joueurs ». Séchés par le soleil de midi, les bains magiques laissent sur les corps des trainées de poudre blanche. Selon Serign, le produit a été bien appliqué, les joueurs seront protégés des blessures et des mauvais coups des adversaires.<br />
<br />
Fodé, attaquant de l’équipe, contient difficilement son agacement « on nous fait attendre pendants des heures dans la cour. On se fatigue alors que nous devrions nous reposer avant le match. Je ne sais pas si cela fonctionne, mais ce sont les traditions de nos parents, nous devons les respecter ». Le joueur se montre moins tolérant quand le capitaine vient collecter l’argent pour acheter les produits nécessaires pour le marabout. Mais après quelques échanges tendus, le joueur cède et donne lui aussi 2.000 francs CFA (3 euros, alors que le salaire moyen d’un joueur au club est de 50 euros par mois).<br />
<br />
Serign tient à rappeler qu’il s’implique de manière bénévole pour l’équipe. « Je ne demande pas d’argent. Je suis ici par amour de notre club et de notre village ». Très jeune, le marabout a réalisé qu’il avait un don. Il a cependant continué ses études et obtenu un poste au ministère de l’environnement sénégalais. « Je ne voulais pas devenir marabout, mais les gens me sollicitaient. Tout le monde savait que je pouvais dialoguer avec les génies. Ce n’est pas un business pour moi. Je veux juste rendre service ».<br />
Le neveu de Serign, El Hadje, joueur de l’équipe réserve de Ouakam, parle de son oncle avec révérence. « Serign est très impliqué dans notre communauté. Il n’hésite pas à aider gratuitement les gens qui n’ont pas les moyens de faire appel à un marabout ». Nombreux sont les voisins et les proches à venir le consulter pour réussir dans leurs affaires d’argent ou de cœur.<br />
<br />
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<br />
16h00, l’heure du départ vers le stade. Les joueurs rassemblent leurs affaires dans l’effervescence. Tous sont impatients de partir en découdre avec le leader du championnat. Alors que le groupe s’apprête à sortir prendre le bus, le marabout stoppe le mouvement dans le hall d’entrée. Il vient de recevoir un mystérieux appel téléphonique. Toute l’équipe se rassemble autour de lui. Sérign est en communication avec son maître, le grand marabout de Ouakam. Un silence religieux emplit désormais l’espace. Immobiles, mains ouvertes et têtes baissées, les joueurs écoutent les prières en arabes dictées par le grand marabout.<br />
<br />
Serign ne donnera pas le nom de son maître. Les marabouts préfèrent rester discrets et cachés. Les matches ne se jouent pas que sur le terrain. Reclus dans les vestiaires et les couloirs des enceintes sportives, ils se livrent un intense combat à distance. Serign se souvient encore de la finale du championnat de 1973 : « le marabout de nos adversaires avait réussit à introduire un de ces produits dans notre vestiaires. Cela nous a été fatal ».<br />
<br />
Le bus est immobilisé devant l’entrée du stade. Serign sort le premier et ordonne aux joueurs de ne pas bouger. Armé d’une bouteille pleine, il déverse son contenant tout au long du chemin jusqu’au vestiaire. « Il est possible que le marabout du Jaraaf soit venu déposer un produit. Je dois passer avant tout le monde pour en annuler l’effet et protéger notre équipe». La voie est libre, les joueurs peuvent désormais atteindre le vestiaire en toute tranquillité.<br />
<br />
Le staff technique prend enfin possession du vestiaire. Ousseynou Sene, l’entraîneur principal commence son briefing d’avant match. Les temps de paroles sportifs et mystiques sont partagés selon un planning prévu à l’avance. Le coach et le marabout sont des amis de longue date. « Je connais Djibril depuis ses débuts dans les années 80’. Il était assistant marabout de l’équipe, moi j’étais joueur à cette époque. Il faut avouer qu’il maitrise désormais mieux son sujet ».<br />
<br />
Discrètement, Serign commence à distribuer des petits morceaux de bois et des ficelles que les joueurs devront glisser dans leurs chaussettes pour éviter les blessures. Pendant ce temps, coach, préparateur et adjoint empilent les formules formatées d’avant match pour motiver les joueurs. « Restez vigilant… il faut aller de l’avant… jouons notre jeu… ne reculez pas… ».<br />
<br />
Pape Laty Ndiaye, le capitaine de l’équipe, rigoureux et exigeant dans sa préparation d’avant match, lace autour de ses mollets des bouts de tissus que lui a donné son propre marabout : « Non bien sûr on ne sera peut être pas les meilleurs simplement grâce aux gris-gris. Mais c’est quand même une seconde force très importante ».<br />
<br />
L’arbitre vient d’appeler les joueurs. « Restez solidaires… on ne lâche rien ! ». Les dernières consignes sont jetées à la volée. Les joueurs sont prêts à bondir comme des morts de faim sur la pelouse. Mbaye, l’assistant marabout, les retient pourtant un à un avant leur sortie. En entrant sur la pelouse, ils devront tous réciter la petite phrase magique qu’il leur présente sur un bout de papier.<br />
<br />
Serign ne sortira pas du vestiaire. « Je n’ai pas besoin de regarder le match. Je reste ici pour écouter les génies et prier ». Comme tout musulman pratiquant, il réalise ses cinq prières. Il n’y a pas d’incompatibilité entre religion et maraboutage selon lui, « les génie sont des créatures de Dieu, il n’y a rien au dessus d’Allah ».<br />
<br />
A la mi-temps, le score est toujours vierge. L’US Ouakam domine mais aucune occasion de but ne se concrétise. Le préparateur physique remplace les bandages des joueurs souffrants, l’adjoint du coach s’égosille comme un formateur de l’armée américaine et l’entraîneur demande plus de réalisme devant le but. Serign téléphone à son maître pour recueillir son avis et réaliser des ajustements mystiques.<br />
Entre les tubes de vitamines et les flacons de synthol, le marabout passe devant chaque joueur pour asperger leurs visages et leurs mains d’un liquide jaunâtre. Mbaye  vient déposer au milieu de la pièce un pot de crème granuleuse dont les joueurs doivent s’enduire le torse.<br />
<br />
Serign semble satisfait par les applications réalisées à la pause. « Les joueurs sont prêts, ils sont bien protégés. Nous avons fait le maximum, désormais c’est Allah qui décidera. » La seconde mi-temps devient pourtant électrique. Le Jaraaf s’approche dangereusement des buts de l’US Ouakam dont la défense repousse tant bien que mal les assauts adverses. Dans le vestiaire, Serign, ne lâche plus son téléphone portable et son chapelêt. Ses conversations téléphoniques comme ses prières semblent de plus en plus intenses. Le marabout ne veut plus être dérangé, l’accès au vestiaire est désormais prohibé.<br />
<br />
Sur le terrain, la fatigue de fin de match commence à se faire sentir. La rencontre se dirige tout droit vers un score de parité. Quelques minutes avant le coup de sifflets final, miracle ! L’US Ouakam inscrit le but que plus personne n’attendait et qui lui offre la victoire. Les supporters sont en liesse, ils envahissent le terrain. Ousseynou félicite ses joueurs pour leur respect des consignes tactiques. Serign est satisfait d’avoir été entendu par ses génies. L’US Ouakam vient de rejoindre le Jaraaf en tête du classement.<br />
<br />
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		<title>A backpacker in Soweto, vidéo #19</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Jun 2010 09:53:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lébo a grandi à Soweto, le légendaire Township de Johannesburg, Afrique du Sud. Malin et travailleur acharné, il a su créer son backpacker et écrire sa propre succes story, au sein même de Soweto.


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Lébo a grandi à Soweto, le légendaire Township de Johannesburg, Afrique du Sud. Malin et travailleur acharné, il a su créer son backpacker et écrire sa propre succes story, au sein même de Soweto.<br />
<br />
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		<title>Ambiance à Joburg, diapo/son #07</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Jun 2010 15:46:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Photos et ambiances prises durant le tournage de notre vidéo &#8220;Kick off day.&#8221;


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			<content:encoded><![CDATA[<p>Photos et ambiances prises durant le tournage de notre vidéo &#8220;<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/?p=419">Kick off day</a>.&#8221;<br />
</p>
<p><object id="soundslider" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="533" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="align" value="middle" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="quality" value="high" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="menu" value="false" /><param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /><param name="src" value="http://assawayaaa.org/OpenMatch/publish_to_web/soundslider.swf?size=1&amp;format=xml" /><param name="name" value="soundslider" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="soundslider" type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="533" src="http://assawayaaa.org/OpenMatch/publish_to_web/soundslider.swf?size=1&amp;format=xml" name="soundslider" bgcolor="#FFFFFF" menu="false" allowfullscreen="true" quality="high" allowscriptaccess="always" align="middle"></embed></object></p>
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		<title>L&#8217;Af. Sud à la loupe #02, texte</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 15:50:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme tous les vendredi sur RsAs, Romain Rosart vous propose un article pour mieux comprendre l’Afrique du Sud. Pour ce second post, la loupe sera focalisée sur l’histoire du pays post-l&#8217;apartheid, depuis la libération de Nelson Mandela, jusqu&#8217;à Jacob Zuma actuel président du pays. Et toujours deux optiques possibles : une synthèse pour les lecteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><i>Comme tous les vendredi sur RsAs, Romain Rosart vous propose un article pour mieux comprendre l’Afrique du Sud. Pour ce second post, la loupe sera focalisée sur l’histoire du pays post-l&#8217;apartheid, depuis la libération de Nelson Mandela, jusqu&#8217;à Jacob Zuma actuel président du pays. Et toujours deux optiques possibles : une synthèse pour les lecteurs pressés, et une version longue pour les plus curieux. Bonne lecture !</i><br />
<b><br />
« En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d&#8217;en faire autant&#8230; »*</b><br />
<br />
*Nelson Mandela, discours d&#8217;investiture, le 10 mai 1994<br />
<br />
La libération de Nelson Mandela et la fin programmée de l&#8217;apartheid ouvrent une nouvelle ère dans la politique sud-africaine au début des années 90. Durant quatre ans, l&#8217;ensemble des principales forces politiques du pays vont travailler main dans la main pour mettre en place de manière concertée un système politique pouvant satisfaire chacun. L&#8217;adoption d&#8217;une constitution provisoire en 1993 ouvrant la voie aux premières élections multiraciales du pays en 1994 constitue la dernière étape avant la naissance de la nouvelle Afrique du Sud. Ces dernières voient l&#8217;A.N.C. devenir parti majoritaire et Nelson Mandela accéder à la présidence au mois de mai. Dès lors, son gouvernement n&#8217;aura de cesse de rassembler les différentes ethnies du pays et de tenter de gommer les différences économiques et sociales entre elles.<br />
<br />
Cependant, ce programme est aussi ambitieux que presque impossible à réaliser. Ainsi, au lieu d&#8217;une hausse importante du niveau de vie des populations les plus défavorisées, nous avons surtout assisté à l&#8217;émergence d&#8217;une classe moyenne et bourgeoise noire au détriment du plus grand nombre. Les successeurs de Mandela, Mbeki et Zuma, s&#8217;ils ont également permis une élévation du niveau moyen de vie, ont contribué à accentuer ce mouvement. De plus, les scories gangrénant la politique sud-africaine (clientélisme, corruption, scandales politico-financiers&#8230;) sont encore nombreux et contribuent à l&#8217;avenant à couper l&#8217;A.N.C. des masses. Cette situation est d&#8217;autant plus problématique qu&#8217;il n&#8217;existe pas d&#8217;alternative institutionnalisée crédible en dehors du parti majoritaire. Et les différents mouvements sociaux de ces derniers mois dans le pays laissent à penser que la solution ne pourrait à l&#8217;heure actuelle ne venir que des masses&#8230;<br />
<br />
La libération de Nelson Mandela en février 1990 marque aux yeux de la communauté internationale le véritable tournant de l&#8217;Afrique du Sud vers la démocratie comme nous l&#8217;entendons aujourd&#8217;hui (notamment le suffrage universel). Cependant, cet évènement aussi symbolique et important  qu&#8217;il puisse être n&#8217;est que le premier pas d&#8217;un long chemin vers la liberté pour les populations noires. En effet, si la volonté politique est primordiale pour permettre un changement de système politique, il est également prépondérant que les masses soient effectivement prêtes à ces mutations mais aussi que le contexte national et international s&#8217;y prête. Ainsi, si les travaux de la CODESA, la commission chargée d&#8217;imaginer les réformes constitutionnelles pour transformer l&#8217;Afrique du Sud, ont commencé dès 1990 et que le référendum de 1992 donne clairement mandat aux gouvernants de l&#8217;époque pour changer le mode de fonctionnement de ce pays, la route vers une normalisation de la situation, la fin de la différenciation entre populations blanches et noires et l&#8217;instauration d&#8217;une certaine équité économique et sociale est encore longue&#8230;<br />
<br />
Les obstacles et les freins à ce processus ont été très nombreux dès la décision de changer le régime. Ainsi, la CODESA a été très rapidement bloquée et de nombreux scandales concernant le gouvernement De Klerk ont conduit ce dernier à la remplacer par un forum multipartite où toutes les mouvances politiques du pays été représentées y compris les plus hostiles au changement comme simples observateurs. Le noeud du problème résidant dans le fait que si le président était prêt à concéder le pouvoir politique aux populations noires, il tenait à préserver l&#8217;intégrité économique de la minorité blanche et voulait s&#8217;en assurer avant l&#8217;élection de l&#8217;assemblée constituante de 1994. Dès novembre 1993, l&#8217;A.N.C. et le Parti National acceptent une constitution provisoire multiraciale dans l&#8217;attente de ces élections. Durant cette période, la communauté internationale valide le travail du président en levant progressivement toutes les sanctions économiques et politiques à l&#8217;échelle mondiale. Dans le même temps, l&#8217;Académie des Nobels décerne le Prix Nobel de la Paix de 1993 à Nelson Mandela et Frederik De Klerk afin de souligner le déroulement pacifique du changement de régime sud-africain.<br />
<br />
<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/MANDELANobel.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/MANDELANobel.jpg" alt="MANDELANobel" title="MANDELANobel" width="432" height="277" class="alignnone size-full wp-image-471" /></a><br />
<br />
<i>Nelson Mandela et Frederk De Klerk, Prix Nobel de la Paix 1993.</i><br />
<br />
<b>Tous aux urnes! Enfin.</b><br />
<br />
Le 27 avril 1994 ont lieu les premières élections multiraciales en Afrique du Sud qui voient l&#8217;A.N.C. les emporter avec plus de 60% des voix contre 20% pour le Parti National. Avant cette date, seules les populations blanches avaient le droit de vote aux élections législatives, soit 13% de la population. Malgré les craintes de voir les forces anti-démocratiques tenter un coup de force et d&#8217;empêcher le scrutin, ces élections se déroulèrent sans incident et dans un enthousiasme bien compréhensible des populations noires. Dans les jours qui suivent ce succès, Mandela est élu Président de la République et prend la tête d&#8217;un gouvernement d&#8217;union nationale dont le premier but est de devenir le vecteur d&#8217;une réconciliation nationale, préalable indispensable à tout changement effectif du système politique et social sud-africain.<br />
<br />
Ainsi, un système appelé « Commission de la vérité et de la réconciliation », sur un modèle proche de ceux utilisés en Amérique du Sud à la fin des dictatures militaires (notamment en Argentine après la période Videla), va avoir pour but de « solder les comptes » entre bourreaux et victimes afin que tous puissent dépasser les évènements passés. Cette commission, placée sous la figure tutélaire de Monseigneur Desmond Tutu, prix Nobel de la Paix, va, durant deux ans « confesser » les auteurs d&#8217;exactions dont certains ministres. Cette commission, dont la portée est très largement symbolique, n&#8217;en constitue pas moins la première pierre vers une cohabitation durable et efficace entre les deux peuples du pays.<br />
<br />
<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/tutu.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/tutu.jpg" alt="tutu" title="tutu" width="450" height="306" class="alignnone size-full wp-image-461" /></a><br />
<br />
<em>Monseigneur Desmond Tutu.</em><br />
<br />
<b>Mandela face au défi d&#8217;une société à réunifier.</b><br />
<br />
<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/investiture-Mandela1.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/investiture-Mandela1.jpg" alt="investiture Mandela" title="investiture Mandela" width="470" height="304" class="alignnone size-full wp-image-462" /></a><br />
<br />
<em>Nelson Mandela prêtant serment, le jour de son investiture.</em><br />
<br />
Le gouvernement de Mandela va très vite s&#8217;atteler à tenter de réduire les écarts existants entre population blanche et population noire. Ainsi, dès 1994, un programme de reconstruction et de développement est mis en place pour lutter contre la pauvreté découlant des mesures discriminatoires de l&#8217;apartheid et pour hausser le niveau de vie des populations les plus démunies sur le plan économique et social. Dès l&#8217;année suivante, un processus de discrimination positive (« affirmative action ») est développé qui va progressivement entrainer la naissance d&#8217;une classe moyenne noire mais aura également pour conséquence de pousser une part de la population blanche au départ.<br />
<br />
Le Parlement après presque deux ans de travaux arrive en 1996 à l&#8217;adoption de la nouvelle constitution à la quasi unanimité. Cette constitution marque l&#8217;entrée effective de l&#8217;Afrique du Sud dans l&#8217;ère démocratique moderne puisqu&#8217;elle interdit toute discrimination, prévoit une interprétation extensive des droits de l&#8217;Homme, protège la liberté d&#8217;expression et abolit la peine de mort. Cependant, le contexte économique mondial et la mondialisation triomphante impliquent des ajustements en matière économique. Ainsi, très rapidement, le gouvernement de Mandela va opter pour un changement de paradigme économique et s&#8217;orienter vers un programme de mesures plus libérales et entraînant de fait une redistribution moindre. Cette situation va permettre l&#8217;apparition d&#8217;une première ligne de fracture entre les masses et l&#8217;A.N.C.<br />
<br />
A la fin de son premier et donc unique mandat, Nelson Mandela choisit de ne pas se représenter et c&#8217;est Thabo Mbeki; qui occupait le poste de vice président de Mandela; qui lui succède à la suite des élections de 1999. Ces élections confirment le déclin irrévocable du Parti National (instigateur de l&#8217;apartheid qui fusionnera cependant avec l&#8217;A.N.C. en 2005) et mettent en évidence le rôle primordial du Parti Démocratique au sein de l&#8217;opposition. Ces deuxièmes élections marquent également un échec de l&#8217;ensemble de la nouvelle classe politique sud-africaine car il est évident que la polarisation s&#8217;organise encore très largement autour d&#8217;une ligne de fracture ethnico-raciale.<br />
<br />
Devant des partis d&#8217;opposition connotant leurs discours sur des thématiques proches de la sauvegarde des « privilèges » de la population blanche ou se définissant comme des partis représentatifs de minorités (métis, indiens, etc.), la seule alternative crédible pour les populations noires demeure alors l&#8217;A.N.C. Et cela en dépit des premières oppositions très marquées à la politique économique du gouvernement. L&#8217;A.N.C. pourrait donc de manière provocatrice être considéré comme un choix « par défaut » dans la mesure où il n&#8217;existe pas d&#8217;opposition fiable ayant vocation à satisfaire la majorité de la population sud-africaine.<br />
<br />
<b>Thabo Mbeki, l&#8217;héritier.</b><br />
<br />
Thabo Mbeki occupera quant à lui ce poste durant près de deux mandats avant de démissionner en 2008. Pendant cette période, l&#8217;Afrique du Sud va connaître une réelle croissance économique et de véritables progrès dans les conditions de vie des classes les plus défavorisées mais va à la fois se heurter à un contexte économique mondial moins favorable que durant les années 1990 mais aussi au développement de problèmes connexes (criminalité, Sida, etc.) qui vont considérablement ternir son bilan. Sur un plan plus politique, son opposition avec son vice- président Jacob Zuma va en partie sonner le glas de ses espoirs à continuer de changer le pays. En effet, Mbecki est contraint de pousser à la démission son vice-président à la suite d&#8217;un scandale politico-judiciaire en 2007 mais Zuma disposant de nombreux soutiens au sein de l&#8217;A.N.C. va néanmoins conquérir le poste de président du parti en décembre 2007.<br />
<br />
En plus de la défaite électorale pour la présidence de l&#8217;A.N.C. contre Zuma, Mbecki va également se voir contraint à la démission en raison des suites du scandale ayant coûté sa place à Zuma. L&#8217;intérim sera assuré entre septembre 2008 et mai 2009 par Kgalema Motlanthe qui était le vice président de Mbeki et qui reprendra cette fonction après l&#8217;élection de Zuma. Cette démission va avoir des conséquences importantes pour le pays et l&#8217;A.N.C. puisqu&#8217;elle va avoir pour conséquence de provoquer un schisme au sein du parti majoritaire. Ainsi, les partisans du désormais ancien président Mbecki vont quitter l&#8217;A.N.C. pour créer le « Congrès du Peuple » (COPE) et ainsi laisser Zuma à la tête du parti emblématique de l&#8217;Afrique du Sud moderne.<br />
<br />
<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/presidentmbeki.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/presidentmbeki.jpg" alt="presidentmbeki" title="presidentmbeki" width="300" height="289" class="alignnone size-full wp-image-463" /></a><br />
<br />
<i>Thabo Mbeki, deuxième président de l&#8217;Afrique du Sud multiraciale (1999-2008).</i><br />
<br />
<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/kgalema-motlanthe_president-interim.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/kgalema-motlanthe_president-interim.jpg" alt="kgalema-motlanthe_president interim" title="kgalema-motlanthe_president interim" width="460" height="271" class="alignnone size-full wp-image-464" /></a><br />
<br />
Kgamela Motlanthe, président par intérim (2008-2009).<br />
Jacob Zuma, un mandat sujet à caution.<br />
<br />
En mai 2009, Jacob Zuma est élu à la tête de l&#8217;Afrique du Sud avec plus de 65% des voix. Cette élection le laisse à la tête du pays leader politique et économique de la région mais qui est paradoxalement en proie au doute au niveau domestique. Même si son gouvernement est plus multi racial que ceux de Mbecki, il semble que le « melting pot » entre blancs et noirs ait du mal à se faire, polarisant de fait la société dans la plupart de ses aspects. Si accomplir ce défi demande une action concertée dans tous les domaines touchant au phénomène public, il semble primordial de l&#8217;inscrire très clairement au niveau de la sphère politique. En quelque sorte pour « donner l&#8217;exemple » à la population mais également pour mettre en place des politiques publiques favorisant les actions collectives à même de réconcilier effectivement la population dans son ensemble.<br />
<br />
<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/Jacob-Zumaprésident.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/Jacob-Zumaprésident.jpg" alt="Jacob Zumaprésident" title="Jacob Zumaprésident" width="300" height="263" class="alignnone size-full wp-image-465" /></a><br />
<br />
Jacob Zuma, président actuel de l&#8217;Afrique du Sud (2009-????)<br />
<br />
Jacob Zuma doit donc aujourd&#8217;hui par son action et celle de son gouvernement valider les mythes sur laquelle la nation sud-africaine s&#8217;est construite au risque de voir le pays se désagréger. Ainsi, de la nation « arc-en-ciel » que Mandela appelait de ses voeux lors de son passage à la tête du pays, il ne semble rester aujourd&#8217;hui que des images d&#8217;Épinal et quelques pierres posées comme fondation lors des années 90. La corruption des gouvernants, le Sida et plus encore la pauvreté de larges pans de la population en très grande majorité noire constituent des obstacles majeurs à la réalisation de ce rêve. De plus, la violence semble être intériorisée par la société entière. A trois siècles de colonialisme a succédé une ségrégation raciale importante durant près de 50 ans qui a entrainé une lutte armée pour la libération nationale et, de fait, cette violence semble avoir infestée toutes les strates d&#8217;une société et est aujourd&#8217;hui considérée comme un phénomène « quasi normal » alors que l&#8217;Afrique du Sud est régulièrement vu comme l&#8217;un des pays les moins sûrs du monde. Ce pari, à l&#8217;heure actuelle raté, semble être celui d&#8217;une A.N.C. ayant du mal à faire sa mue et passer du statut d&#8217;un parti d&#8217;opposition à l&#8217;apartheid à celui d&#8217;un parti de gouvernement.<br />
<br />
<b>L&#8217;A.N.C., parti en crise de croissance.</b><br />
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A l&#8217;origine, l&#8217;A.N.C. était constitué comme un parti nationaliste typique à tendance socialiste mais son arrivée de fait au pouvoir a coïncidé à quelques mois près à la chute du mur de Berlin et à l&#8217;effondrement du bloc soviétique. Ainsi, après s&#8217;être basée durant des années sur des théories socialistes pour proposer une alternative à la politique de l&#8217;apartheid, l&#8217;A.N.C. a accédé aux responsabilités à l&#8217;heure où la « fin de l&#8217;Histoire » et la démocratie libérale étaient la norme. Une fois le deuil du socialisme fait, les théoriciens de l&#8217;A.N.C. se sont tournés vers un modèle globalement social démocrate.<br />
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Ce changement de cap, bien qu&#8217;obligatoire à l&#8217;heure de la mondialisation économique, a entrainé une certaine déception dans les rangs des masses favorables à ce parti. Cette déception explique d&#8217;ailleurs en grande partie la défiance des masses envers la classe politique. Les difficultés de l&#8217;A.N.C à mener le pays sur la route du changement et cette défiance sont deux processus qui s&#8217;auto-alimentent et risquent d&#8217;entraîner l&#8217;Afrique du Sud dans un cercle vicieux vers une nouvelle polarisation, plus économique que raciale cette fois-ci. Ainsi, le « virage à droite » opéré par l&#8217;A.NC. mais aussi par le syndicat COSATU a grandement contribué à couper ces formations des masses les ayant porté au pouvoir. Comme nous le verrons la semaine prochaine, l&#8217;arrivée au pouvoir de l&#8217;A.N.C. et certaines des mesures prises pour lutter contre l&#8217;apartheid (comme l&#8217;affirmative action) ont contribué à l&#8217;émergence d&#8217;une bourgeoisie (les « Buppies » de « Blacks Urbans Professionals ») et d&#8217;une classe moyenne supérieure noire qui sont devenues les nouveaux électeurs de l&#8217;A.N.C.<br />
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<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/buppies.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/buppies.jpg" alt="buppies" title="buppies" width="432" height="246" class="alignnone size-full wp-image-466" /></a><br />
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<i>Famille de Buppies.</i><br />
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<b>Refonder l&#8217;action politique par la base?</b><br />
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La solution pour lutter contre ce phénomène semble s&#8217;inscrire dans une refondation totale de l&#8217;A.N.C. au profit de son électorat traditionnel. Refondation qui devrait se faire par le bas afin d&#8217;influer sur les décisions prises par les dirigeants et pousser ces derniers à mener des politiques plus sociales ayant vocation à réduire les inégalités économiques et sociales. Malheureusement, il apparaît que l&#8217;élection de Jacob Zuma, si elle est le signe d&#8217;un changement, montre avant tout qu&#8217;il n&#8217;existe pas d&#8217;alternative fiable au delà de l&#8217;A.N.C. De plus, Zuma, loin de représenter une alternative crédible et constructive, semble être le dernier avatar d&#8217;une situation se dégradant dangereusement et d&#8217;une A.N.C. de plus en plus déconnectée des masses et de la réalité sud-africaine. La corruption et le clientélisme au profit d&#8217;une petite partie de la population semble avoir remplacé aux yeux des dirigeants de ce parti les idéaux de société multiraciale promis lors de la libération de Mandela et de ses premières années au pouvoir.<br />
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Ainsi, l&#8217;unique alternative crédible au delà de la sphère d&#8217;influence de l&#8217;A.N.C. semble bien être celle des mouvements sociaux. En effet, devant la démission de fait des gouvernements successifs face aux problèmes qui gangrènent la société sud-africaine, de très nombreuses luttes au niveau local sont venues tenter de contrecarrer les politiques libérales prises par le pouvoir. Alliant réactivité et combativité, les travailleurs sud-africains ont choisi de s&#8217;affranchir de la tutelle du COSATU et de l&#8217;A.N.C. comme tend à le prouver les grandes grèves qui paralysent régulièrement le pays qu&#8217;il s&#8217;agisse des mineurs, des ouvriers (comme il y a quelques mois pour ceux travaillant pour les stades de la Coupe du Monde) ou encore des salariés des transports publics encore plus récemment. L&#8217;articulation de ces luttes conjoncturelles, leur organisation et la création d&#8217;un corpus de revendications commun pourraient être la base de la naissance d&#8217;une alternative crédible à la politique actuelle des dirigeants de l&#8217;Afrique du Sud. Malheureusement, le contexte économique est pour le moins défavorable&#8230;<br />
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<a href="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/greve-afrique-du-sudfoot.jpg"><img src="http://www.rencontres-africaines.org/blog/wp-content/uploads/2010/06/greve-afrique-du-sudfoot.jpg" alt="greve-afrique-du-sudfoot" title="greve-afrique-du-sudfoot" width="430" height="275" class="alignnone size-full wp-image-467" /></a><br />
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<i>Manifestation des ouvriers construisant le stade de Jo&#8217;burg<br />
pour obtenir de meilleurs conditions salariales.</i></p>
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